jeudi 25 septembre 2014

Produit Intérieur Brut


 
samedi 23 août 2014

06:25

Définition de l'INSEE

Le produit intérieur brut (PIB) est le principal agrégat mesurant l'activité économique. Il correspond à la somme des valeurs ajoutées brutes nouvellement créées par les unités productrices résidentes une année donnée, évaluées au prix du marché.

Il donne une mesure des richesses nouvelles créées chaque année par le système productif et permet des comparaisons internationales.

Le produit intérieur brut est publié à prix courants et en volume aux prix de l'année précédente chaînés. Son évolution en volume (c'est-à-dire hors effet de prix) mesure la croissance économique.

Les grands agrégats économiques associés au PIB sont le revenu national brut (RNB), la capacité ou le besoin de financement de la Nation, les grandes composantes de l'équilibre entre les éléments de l'offre (PIB, importations) et de la demande (consommation, investissement, exportations), la ventilation des facteurs de production (emploi, stock de capital) par secteurs institutionnels (entreprises, ménages, administrations publiques considérés comme producteurs de richesses) et la valeur ajoutée brute qu'ils génèrent.

 


 

Cette définition de l'INSEE porte sur la technique de construction du PIB qui a pour but de mesurer la valeur ajoutée par l'économie dans son ensemble, et son évolution au fil du temps. On peut regretter l'usage de l'expression "richesses nouvelles crées chaque années" puisqu'elles auront été, pour l'essentiel, consommées, c’est-à-dire détruites, dans le cours de l'année, et que ce qui en restera est l'épargne, matériau de base des investissements à venir, dans lesquels les richesses pourront éventuellement apparaître.

C'est la comparaison du PIB d'une période avec le PIB d'une autre qui constitue la mesure de la croissance économique. S'il est compréhensible de s'intéresser à un chiffre qui informe sur un des caractère de l'économie (le volume de sa production), il n'est pas raisonnable d'attendre de sa publication trimestrielle des informations utiles à de nouvelles actions sur la politique économique d'un gouvernement. D'abord, et d'une manière générale, les statistiques ont horreur des variations saisonnières et disent les corriger, ce qui éloigne forcément un peu de la réalité. D'autre part, quelle mesure, sur quel sujet, dans quel domaine, peut produire à court terme (pour le prochain trimestre ou semestre par exemple) un effet visible ?

Par ailleurs, la publication de chiffres inutiles conduit à des débats qui loin d'éclairer le sujet écartent de l'essentiel, c’est-à-dire de l'analyse des vrais problèmes de l'économie.

 

Malheureusement, les politiques, devant leur incapacité générationnelle à trouver des solutions aux problèmes concrets de la nation, le chômage et les déficits, en ont tiré une idée qui semble simple : c'est la croissance de l'économie qui seule peut régler ensemble les problème insolubles séparément.

C'est évidemment une sottise ; tous ceux qui ont eu à faire sortir une entreprise de difficultés de financement, de rentabilité, de trésorerie et/ou de compétitivité, le savent : il n'existe pas de solution globale qui résolve tous les problèmes, mais seulement une analyse méticuleuse de tous les aspects du problème conduira à une myriade de solutions dont seulement la totalité conduira au résultat voulu.

 

Ainsi, dans le tableau de l'INSEE intitulé "Le produit intérieur brut et ses composants à prix courants", qui porte sur la période 2007 à 2013 incluse, la comparaison des chiffres de 2007 avec ceux de 20013, donne des indications sur une durée de six années qui traduisent, ou non, un effet structurel.

Durant cette période, on observe les résultats suivants :

  • Le PIB a augmenté de 8.6%
  • La consommation totale (Ménages + Administrations) +11.9%

 - dont Ménages +9.1%

 - dont Administrations + 17.7% ; cet écart avec l'augmentation de la consommation des Ménages représente 37 Milliards, soit presque la moitié du déficit.

  • La formation brute de capital fixe +3.76%

- dont Entreprises +6.4%

 - dont Administrations +11.75%

 - dont Ménages  -7.9%

On voit que la crise a pesé sur la formation de capital fixe pour les entreprises et surtout les ménages, ce qui n'est pas une surprise, mais l'explosion de la consommation des Administrations surprend et inquiète, même si on savait les abus commis dans les Régions.

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