samedi 23
août 2014
06:25
Définition de
l'INSEE
Le produit intérieur brut (PIB) est le principal
agrégat mesurant l'activité économique. Il correspond à la somme des valeurs
ajoutées brutes nouvellement créées par les unités productrices résidentes une
année donnée, évaluées au prix du marché.
Il donne une mesure des richesses
nouvelles créées chaque année par le système productif et permet des
comparaisons internationales.
Le produit intérieur brut est
publié à prix courants et en volume aux prix de l'année précédente chaînés. Son
évolution en volume (c'est-à-dire hors effet de prix) mesure la croissance
économique.
Les grands agrégats économiques associés au PIB sont
le revenu national brut (RNB), la capacité ou le besoin de financement de la
Nation, les grandes composantes de l'équilibre entre les éléments de l'offre
(PIB, importations) et de la demande (consommation, investissement,
exportations), la ventilation des facteurs de production (emploi, stock de
capital) par secteurs institutionnels (entreprises, ménages, administrations
publiques considérés comme producteurs de richesses) et la valeur ajoutée brute
qu'ils génèrent.
Collé à
partir de <http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=16&sous_theme=1>
Cette définition de
l'INSEE porte sur la technique de construction du PIB qui a pour but de mesurer
la valeur ajoutée par l'économie dans son ensemble, et son évolution au fil du
temps. On peut regretter l'usage de l'expression "richesses nouvelles crées
chaque années" puisqu'elles auront été, pour l'essentiel, consommées,
c’est-à-dire détruites, dans le cours de l'année, et que ce qui en restera est
l'épargne, matériau de base des investissements à venir, dans lesquels les
richesses pourront éventuellement apparaître.
C'est la comparaison
du PIB d'une période avec le PIB d'une autre qui constitue la mesure de la
croissance économique. S'il est compréhensible de s'intéresser à un chiffre qui
informe sur un des caractère de l'économie (le volume de sa production), il n'est
pas raisonnable d'attendre de sa publication trimestrielle des informations
utiles à de nouvelles actions sur la politique économique d'un gouvernement.
D'abord, et d'une manière générale, les statistiques ont horreur des variations
saisonnières et disent les corriger, ce qui éloigne forcément un peu de la
réalité. D'autre part, quelle mesure, sur quel sujet, dans quel domaine, peut
produire à court terme (pour le prochain trimestre ou semestre par exemple) un
effet visible ?
Par ailleurs, la
publication de chiffres inutiles conduit à des débats qui loin d'éclairer le
sujet écartent de l'essentiel, c’est-à-dire de l'analyse des vrais problèmes de
l'économie.
Malheureusement, les
politiques, devant leur incapacité générationnelle à trouver des solutions aux
problèmes concrets de la nation, le chômage et les déficits, en ont tiré une
idée qui semble simple : c'est la croissance de l'économie qui seule peut régler
ensemble les problème insolubles séparément.
C'est évidemment une
sottise ; tous ceux qui ont eu à faire sortir une entreprise de difficultés de
financement, de rentabilité, de trésorerie et/ou de compétitivité, le savent :
il n'existe pas de solution globale qui résolve tous les problèmes, mais seulement
une analyse méticuleuse de tous les aspects du problème conduira à une myriade
de solutions dont seulement la totalité conduira au résultat voulu.
Ainsi, dans le
tableau de l'INSEE intitulé "Le produit intérieur brut et ses composants à
prix courants", qui porte sur la période 2007 à 2013 incluse, la
comparaison des chiffres de 2007 avec ceux de 20013, donne des indications sur
une durée de six années qui traduisent, ou non, un effet structurel.
Durant cette
période, on observe les résultats suivants :
- Le PIB a augmenté de 8.6%
- La consommation totale (Ménages + Administrations) +11.9%
- dont Ménages +9.1%
- dont Administrations + 17.7% ; cet écart
avec l'augmentation de la consommation des Ménages représente 37 Milliards,
soit presque la moitié du déficit.
- La formation brute de capital fixe +3.76%
-
dont Entreprises +6.4%
- dont Administrations +11.75%
- dont Ménages
-7.9%
On voit que la crise
a pesé sur la formation de capital fixe pour les entreprises et surtout les
ménages, ce qui n'est pas une surprise, mais l'explosion de la consommation des
Administrations surprend et inquiète, même si on savait les abus commis dans les
Régions.
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